Parallèlement, l’Europe, avec ses grands bouleversements historiques et ses révolutions, a vu naître le graffiti tel qu'on le connaît aujourd'hui très tôt.

Dès 1960, en France, on le compare à une forme d’art, ce qui s’avère être plutôt singulier à l’époque.On retrouve une valeur très intellectuelle et songée au sein des graffiti conventionnels, inspirés par la politique pour la plupart et surtout en « Mai 68 ». Teintés parfois d’humour, parfois de poésie, on dépeint des slogans accrocheurs et sympathiques, souvent à double sens. Ces graffiti sont peints au rouleau ou au pinceau en règle générale, bien que certains artistes faisaient usage d’aérosols.

Le mur de berlin

En Allemagne le mur de Berlin submergé par des slogans, des graffitis et des affiches est même classé graffiti historique tant il a été peint et annoté, de ce fait de nombreux artistes ont été attiré par le lieu pour graffer. Lorsque le mur fut détruit à la fin des années 1980, il était presque complètement submergé de slogans, dessins, peintures, etc. Ce dernier aura servi de support et de tribune libre à bon nombre de jeunes Allemands qui désiraient protester et signifier leur mécontentement. En revanche, l'Allemage de l'Est n'a pas connu ce mouvement dû à l'interdiction de la vente et de l'utilisation de bombe.

Dans les années 1980, le street art est considéré comme étant de l’art urbain et son aspect illégal et clandestin intéresse bon nombre d’artistes. On peint de façon humoristique et légère, en adoptant de nouvelles techniques très intéressantes comme le pochoir, par exemple. Colorés et déjantés, les graffiti ont la cote !mécontentement. En revanche, l'Allemage de l'Est n'a pas connu ce mouvement dû à l'interdiction de la vente et de l'utilisation de bombe.

Comme beaucoup d'autres pays européens on peut voir que le Royaume-Unis à d'abord réalisé des pièces très influencée par l'école   new-yorkaise, cependant à partir de 1983, une importante communauté de graffeurs s'est constituée en particulier à Bristol et Londres. Néanmoins, il est rapidement devenu difficile de graffer dans la capitale puisque qu'elle est extrêmement surveillée et de manière absolument constante. Cela n'a pas empêché le développement de l'affiche et du pochoir avec le fameux Banksy notamment.

L'Espagne a connu un développement du graffiti un peu plus tardif que les autres pays d'Europe. Cela ne l'a pourtant pas empêché d'accueillir un très grand nombre de graffitis exubérants et exceptionnels. En effet, d'innombrables graffeurs se sont répandus dans tout le pays bien que les points stratégiques restent les grandes villes comme Madrid ou Barcelone. Par exemple l'artiste Muelle s'est vite imposé à Madrid comme une véritable légende du graffiti et a fortement contribué à son développement.

Sources :

*controverses.sciences-po.fr/archive/streetart/.../index-61651.html

*heroux.philippe.perso.sfr.fr/Le%20Mur%20de%20Berlin%20et%20le%20Street%20Art.pdf